Mercredi, le 2 septembre 2026

Les guerres militaires et commerciales de Donald Trump font chuter la croissance économique et alimentent l'inflation

Par Rodrigue Tremblay

 

« Démocratie et ploutocratie, c'est la même chose… Qui paie les musiciens choisit la musique. » Oswald Spengler (1880-1936), historien, philosophe et homme politique allemand, auteur du « Déclin de l’Occident » (1918).

 

« Lorsqu’un gouvernement accuse un déficit budgétaire, il injecte plus d’argent dans le portefeuille des citoyens qu’il n’en retire ; la demande de biens et de services tend donc à augmenter de manière générale. C’est ainsi que s’est propagée l’inflation qui sévit depuis le milieu des années 1960. » Arthur F. Burns (1904-1987), économiste américain et président de la Réserve fédérale (1970-1978), lors d’un discours à Belgrade, en Yougoslavie, le dimanche 30 septembre 1979.

 

« Toutes les crises financières mettent en cause des dettes qui, d’une manière ou d’une autre, deviennent dangereusement décalées par rapport aux moyens de paiement disponibles. »

John K. Galbraith (1908-2006), économiste américain, né au Canada, en 1994.

 

« Le nouvel ordre économique mondial se construira à partir de l’Europe. Le Canada est le plus européen des pays non européens, et nous transformons notre coopération avec l’Union européenne (UE). » Mark Carney (1965- ), Premier ministre canadien, économiste et banquier central, (lors d’un discours à Dublin, en Irlande, le samedi 12 juin 2026).

 

Le gouvernement D. Trump 2.0, sous la férule d’un seul homme, s’est lancé dans des guerres d’agression improvisées et illégales à l’étranger, en plus de déclencher des guerres commerciales contre de nombreux pays. De telles guerres ont engendré de la stagflation, soit une situation de hausse des prix intérieurs, une faible croissance économique et une baisse de l’emploi. (Et cela, même si l’intéressé avait promis de mettre fin aux guerres ruineuses à l’étranger !)

 

Les guerres d’agression sont généralement une source d’inflation intérieure et de perte de pouvoir d’achat pour la plupart des travailleurs et des consommateurs, à l’exception d’une minorité qui en profite, comme c’est le cas du complexe militaro-industriel et des spéculateurs boursiers.

 

En plus d’être illégales et immorales, car elles assassinent hommes, femmes et enfants et détruisent des pays, les guerres militaires d’agression sont coûteuses. C’est pourquoi, en pareilles circonstances, les gouvernements imposent un rationnement alimentaire général et le contrôle des prix et des salaires, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

 

Les guerres commerciales sont perturbatrices pour toutes les économies

 

Donald Trump n’a pas seulement privatisé de facto le gouvernement américain. Il se comporte et agit comme s’il avait acheté la Maison-Blanche et la considère comme sa propriété privée. De plus, il recourt à une guerre commerciale avec les pays voisins pour mousser son image populiste intérieure.

 

En effet, au cours de son second mandat, D. Trump s’est lancé dans des guerres commerciales et dans des sanctions financières contre d'autres pays, en poursuivant un mélange opaque d'objectifs politiques, économiques et non économiques. En effet, en tant que démagogue égocentrique, Trump semble vouloir projeter une image de « vainqueur » auprès de sa base électorale américaine, au détriment des autres nations. Il est difficile de déterminer quand c’est la politique qui prime sur l’économique, ou quand c’est l’inverse.

 

À titre d’exemple, le vendredi 2 mars 2018, au lendemain de l’annonce de droits de douane généralisés sur les importations en provenance de plusieurs pays, le président étasunien Donald Trump a déclaré que « les guerres commerciales sont une bonne chose et faciles à gagner ! » En réalité, selon la plupart des économistes, de telles guerres commerciales perturbent non seulement le pays qui les déclenche, mais aussi les économies des pays visés.

 

Les insultes gratuites de D. Trump et ses taxes perturbatrices sur les importations en provenance du Canada

 

Le Canada est le deuxième plus grand pays du monde en étendue et possède d’importantes ressources naturelles en minéraux variés, en pétrole et en gaz, ainsi qu’un secteur financier et manufacturier solide.

 

Le Canada fournit 99 pour cent des importations américaines de gaz naturel, 87 pour cent des importations de potasse, 85 pour cent des importations d’électricité, 75 pour cent des importations d’aluminium primaire, et 60 pour cent des importations de pétrole brut. Le Canada est également une source importante de minéraux critiques pour les États-Unis, tels que l’uranium, le nickel, les terres rares, le cobalt, le fer, le cuivre, etc. De plus, le Canada recèle 20 pour cent des réserves d’eau potable mondiales.

 

C’est un pays souverain qui joue un rôle international important au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU), depuis sa création en 1945, en tant que l’un de ses membres fondateurs et un des principaux participants à ses missions de paix. Le Canada est aussi un membre fondateur de l’OTAN, est membre de NORAD et un membre du Commonwealth britannique.

 

Il n’est donc pas surprenant que les échanges de biens et de services entre les deux pays voisins que sont le Canada et les États-Unis ont traditionnellement été d’une grande importance. Néanmoins, le politicien D. Trump continue de répéter le gros mensonge selon lequel « les États-Unis n’ont pas besoin du Canada » !

 

Ainsi, en 2025, les États-Unis ont exporté pour 333,62 milliards de dollars US de marchandises vers le Canada, tandis que le Canada a exporté pour 381,92 milliards de dollars US de produits vers les États-Unis. Cette situation s’explique principalement par les importantes importations américaines d’électricité et de pétrole brut, acheminés par pipelines depuis le Canada. Le Canada a ainsi enregistré un excédent commercial net avec les États-Unis de 48,30 milliards de dollars US.

 

Toutefois, le commerce net des services entre les deux économies est inverse, puisque le Canada importe chaque année davantage de services financiers, commerciaux, de divertissement, de transport et de tourisme des États-Unis, qu’il n'en exporte.

 

Selon le Service de recherche du Congrès américain, le déficit total de la balance des paiements des biens et services entre les États-Unis et le Canada en 2025 n’était que de 25 milliards de dollars américains, car le Canada affichait un déficit net de 23,3 milliards de dollars américains dans ses échanges de services avec les États-Unis.

 

C’est pourquoi le déséquilibre de la balance des paiements totale des échanges de biens et de services entre le Canada et les États-Unis est beaucoup moins important que ce que l’administration Trump 2.0 veut nous le faire croire.

[N.B. : Il n’est pas clairement précisé si les données américaines tiennent compte des bénéfices nets annuels que les entreprises américaines implantées au Canada, (Walmart, Costco, Alcoa, GMC, Ford, Exxon, etc.), exportent vers les États-Unis. Dans le cas contraire, il pourrait n'y avoir aucun excédent commercial canadien global de biens et de services entre les deux pays.]

 

Il semble que D. Trump exploite les relations commerciales canado-américaines pour trois raisons : premièrement, pour servir ses propres intérêts électoraux étroits, afin de satisfaire sa base électorale MAGA, de plus en plus réduite ; deuxièmement, en raison de son rêve insensé et fasciste de faire du Canada une colonie politique et économique de l’empire américain ; troisièmement, et c’est probablement la raison la plus convaincante, il s’agit de dissimuler l’implication criminelle de Trump dans les crimes sexuels toujours cachés dans les dossiers Epstein qu’il refuse de rendre publics, même si une loi du Congrès l’y oblige.

 

Le vendredi 21 août 2026, D. Trump a utilisé le prétexte d’une vieille loi datant de 1930 pour imposer une taxe d'importation de 50 % sur des centaines de produits canadiens, allant du vin et des bâtons de hockey au ciment, à l’électronique et aux produits laitiers. Cette mesure agressive, et tout probablement illégale, a déclenché une guerre commerciale entre les deux pays voisins, aux conséquences économiques et politiques incalculables.

 

Le Wall Street Journal a qualifié la guerre commerciale de D. Trump contre le Canada de la « plus stupide » qui soit, car elle « n’a aucun sens économique ni politique ».

 

• La gestion publique incompétente de D. Trump

 

Les États-Unis, (et un certain nombre d'autres pays), se retrouvent aussi dans une situation de surendettement et sont au bord d’une spirale d’endettement et d’un piège de la dette.

 

En particulier, les déficits budgétaires et les niveaux d’endettement publics du gouvernement de D. Trump 2.0 continuent de s’accroître.

 

Ainsi, la production américaine annuelle est inférieure aux dépenses globales, et l’écart vient principalement de l’énorme déficit budgétaire annuel du gouvernement américain, de l’ordre de $1,700 milliards.

 

La dette publique américaine atteint $40,000 milliards et elle représente 122,35 pour cent du produit intérieur brut (PIB), ce dernier étant égal à $32,634 milliards. Un tel dérèglement fiscal se traduit par une pression inflationniste intérieure et des taux d’intérêt en hausse, mais aussi par des déficits commerciaux extérieurs quand le Trésor emprunte à l’étranger et renforce le dollar étasunien sur le marché des changes.

 

Or, le président D. Trump et son entourage sont incapables de comprendre que leur pays vit au-dessus de ses moyens et dépense sans compter à l’étranger, en maintenant des centaines de bases militaires dans d’autres pays et en lançant des guerres coûteuses, ce qui gonfle le déficit fiscal du gouvernement et le déficit commercial extérieur, le tout en partie financé en vendant aux autres pays des obligations américaines libellées en dollars.

 

Cependant, les banques centrales étrangères sont de plus en plus réticentes à acheter des bons du Trésor libellés en dollars américains. En réalité, ce système, qui a permis à l’empire américain de financer aisément des dépenses colossales à l’étranger, sans conséquences dramatiques, touche à sa fin.

 

Non seulement le dollar américain est devenu officiellement une monnaie fiduciaire, le 15 août 1971, mais le système monétaire international qui repose sur le dollar est en déclin. L’arrivée au pouvoir d’un homme politique aussi peu préparé que Donald Trump (1946-) est sans précédent, en 250 ans d’histoire politique américaine, et cela accélère le déclin international du dollar.

 

En réalité, Donald Trump, à lui seul, a anéanti l’ordre économique international fondé sur des règles, un système vieux de 80 ans de coopération économique international. Il souhaite même reproduire les erreurs économiques des années 1930, sous la présidence d’Herbert Hoover, quand ce dernier signa le 17 juin 1930 la loi Smoot-Hawley, laquelle imposait des droits de douane de 20 pour cent sur les importations en provenance pays étrangers.

 

Les disparités de revenus et de richesse aux États-Unis sont plus importantes que dans presque toutes les autres économies développées

 

Les disparités de revenus et de richesse aux États-Unis se sont accrues au cours des 60 dernières années, et plus particulièrement depuis 1971, date à laquelle le dollar américain a commencé à perdre de son pouvoir d’achat et l’inflation a pris du terrain.

 

Les Américains vivant de leurs seuls revenus ou de leurs économies de retraite, et locataires de leur logement, ont subi les plus fortes pertes en termes réels.

 

Selon les calculs de l’American Urban Institute, l’inflation persistante aux États-Unis et les politiques gouvernementales ont largement favorisé les actionnaires et les propriétaires immobiliers. Il en a résulté un transfert massif de richesse des classes moyennes et des familles les plus pauvres vers les familles les plus aisées.

 

Par exemple, en 1963, les familles américaines les plus riches possédaient 36 fois plus de richesses que la famille américaine moyenne. En 2022, cependant, les inégalités de richesse avaient presque doublé, et elles possédaient 71 fois plus de richesses que les familles de la classe moyenne. L’avènement de l'intelligence artificielle (IA) et les bulles boursières ne manqueront pas d’accentuer ces disparités et d’aggraver la situation de l’économie américaine, déjà caractérisée par une structure en K.

 

La situation a empiré sous le régime dictatorial de Trump.

En effet, sous son régime, de nombreuses familles américaines ont vu leur niveau de vie se dégrader, en raison d’une inflation élevée et persistante, de l’emploi en déclin et d’une baisse du pouvoir d'achat, des salaires et des épargnes, en termes réels.

 

D. Trump a même déclaré publiquement « J’adore l’inflation », alors même que l’inflation favorise les spéculateurs boursiers et la minorité qui possède des capitaux, mais abaisse le niveau de vie de la plupart des autres Américains.

 

Il s’agit d’une situation économique et sociale fort préoccupante.

 

Conclusions

 

Depuis le 20 janvier 2025, l’homme politique Donald Trump s’est de facto forgé une réputation notoire de haute corruption et d’agent de chaos et de destruction, tant au niveau national qu’international. Il a lancé de nombreuses guerres d’agression, des guerres commerciales agressives contre des pays alliés, et a mis en place des prisons inhumaines gérées par l’ICE, aux États-Unis comme à l'étranger.

 

D. Trump est quelqu’un qui navigue à vue. Il se fie aux paroles de la dernière personne avec qui il a parlé !

 

De fait, le gouvernement Trump 2.0 restera dans les mémoires comme étant autocratique, impulsif, incompétent et dépourvu de connaissances professionnelles, et marqué par une corruption endémique, sans parler du dossier criminel du Président Trump lui-même.

 

Aujourd’hui, la plupart des personnes sensées devraient avoir compris que Donald Trump est un agent de chaos et de conflits. Cela tient à sa conception complexe des relations interpersonnelles et internationales : dans toute relation humaine, il doit y avoir un « gagnant absolu » et un « perdant absolu ». Il n’y a guère de place pour des relations mutuellement bénéfiques ou pour une coopération et des échanges profitables « gagnant-gagnant ».

 

C’est peut-être pourquoi, avec un tel état d’esprit, Trump a souvent recours à des tactiques violentes et prédatrices dans ses négociations contractuelles, insultant, menaçant, punissant, sanctionnant et intimidant l’autre partie, individus ou pays, afin d’en tirer un maximum de bénéfices immédiats pour lui et sa famille, ou de ressources pour son pays.

 

Cependant, une telle attitude égocentrique pourrait se retourner contre lui et mener à l’isolationnisme et à des conséquences néfastes.

En effet, la plupart des gens ordinaires n’apprécient guère être gouvernés par un tyran cruel, tandis que les dirigeants d’autres pays se méfient d’un belliciste qui ne respecte aucune loi, ni aucune alliance.

 

Le chaos et la destruction que l’administration Trump a infligés aux États-Unis et au monde sont une conséquence de ses méthodes violentes dans les relations internationales.

 

Les guerres improvisées et impérialistes, visant à menacer, intimider et s’emparer par la force des territoires et des richesses pétrolières d’autres pays, ont mené le système politique, économique et commercial international, vieux de 80 ans, au bord de l’effondrement. Jusqu’à présent, les principales victimes ont été le Vénézuéla et Cuba, et leurs citoyens.

 

Par conséquent, la réputation d’honnêteté et de moralité des États-Unis auprès des nations du monde est en chute libre et a atteint son point le plus bas. Il faudra des années, voire des décennies, pour reconstruire un système politique et économique international fondé sur la coopération politique et le dynamisme économique.

 

Pour le bien de l’humanité et de la paix mondiale, il faut espérer que ce recul moral et civilisationnel ne soit pas irréversible et que des dirigeants plus éclairés émergent pour réparer les dégâts.

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Il est l'auteur du livre de géopolitique  Le nouvel empire américain et du livre de moralité Le Code pour une éthique globale, de même que de son dernier livre publié par les Éditions Fides et intitulé La régression tranquille du Québec, 1980-2018.

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Le mardi, 4 août 2026

Le président américain Donald Trump est beaucoup plus corrompu et dangereux que certains médias corporatifs le présentent

 

« Une civilisation entière va disparaître ce soir, pour ne jamais renaître. Je ne souhaite pas que cela arrive, mais c’est probable. »

Donald Trump (1946- ), président étasunien, (2017-2021 and 2025- ), (dans une déclaration infâme, le mardi matin, le 7 avril, 2026)

 

« La première fois (premier mandat), j'avais deux choses à faire : diriger le pays et survivre ; j'avais tous ces escrocs. Et la deuxième fois (deuxième mandat), je dirige le pays et le monde. »

Donald Trump (1946- ), président étasunien, (2017-2021 and 2025- ), (lors d’un interview dans la revue Atlantic, “I run the country and the world “, publié le 28 avril, 2025)

 

« S’il pense qu’il va tomber, il va essayer de nous entraîner tous dans sa chute. » Mary Trump (1965- ), psychologue américaine et nièce de Donald Trump, auteure du livre « Trop, c’est trop : comment ma famille a créé l’homme le plus dangereux du monde », (dans un interview télévisé sur ‘YouTube’, le 6 novembre 2020).

 

 

Depuis sa seconde investiture à la présidence des États-Unis, le 20 janvier 2025, le magnat de l'immobilier Donald Trump (1946- ) a démontré à quiconque est un tant soit peu informé qu'il n'est pas un homme politique comme les autres. Il est bien documenté que le président américain est, de loin, le plus ouvertement corrompu et le plus incompétent que les États-Unis n'aient jamais eu.

 

Ceci s'ajoute à ses graves défauts de caractère et à ses vices, tel son tempérament dictatorial et conflictuel, de prédateur et de manipulateur, ce qui aurait dû normalement le disqualifier pour occuper une haute fonction publique.

 

De plus, pour le président Trump, le mensonge est devenu une obsession maladive. C'est un homme politique qui ment non pas occasionnellement, mais constamment, dans ses diatribes quotidiennes. C’est comme s’il vivait dans un monde imaginaire infantile. À ses yeux, les refus sont des acceptations, les échecs des succès et les désastres des réussites. C’est ce qui en fait une personne peu fiable.

 

Pour un chef d'État, ou tout dirigeant d'ailleurs, perdre le contact avec la réalité est un défaut majeur qui ne peut qu'avoir des conséquences tragiques. Donald Trump soulève de graves inquiétudes, car il a tendance à déformer la réalité et à inventer  des accusations gratuites, de pures allégations ou des fabrications, qui sont la plupart du temps, dénuées de toute logique, de preuves ou de justifications.

 

Comme la corruption intellectuelle précède souvent la corruption financière, cela explique peut-être pourquoi D. Trump a peu de respect pour la constitution américaine, et tout indique qu’il viole fréquemment son serment d'investiture, qu’il a prêté, en 2017 et en 2025 : « Je jure solennellement d'exercer fidèlement la fonction de président des États-Unis et de préserver, protéger et défendre, au mieux de mes capacités, la Constitution des États-Unis » (Article II, Section 1, Clause 8).

 

C’est pourquoi, une majorité d’Américains savent maintenant que le magnat de l'immobilier et homme politique autoritaire D. Trump souffre d’un grand déficit d’intégrité intellectuelle et financière. C'est un escroc sans scrupules, qui poursuit impitoyablement ses intérêts financiers personnels et familiaux, en monnayant ouvertement ses activités et ses politiques.

 

De plus, D. Trump a eu recours à diverses manœuvres de diversion pour refuser de se conformer à une loi adoptée à la quasi-unanimité du Congrès, en décembre 2025 (la Loi sur la transparence des dossiers Epstein), laquelle exige de rendre publique l'intégralité des dossiers Epstein non expurgés, et les révélations qu'ils contiennent (malgré les promesses électorales de Trump, en 2024, de le faire !).

 

La stratégie de dissimulation de Trump vise à étouffer son implication de longue date dans le scandaleux réseau pédophile international de J. Epstein. Ce dernier a fait plus de 1 000 victimes adolescentes, provenant de plusieurs pays. Il pourrait également être impliqué dans d'autres cas présumés d'inconduite sexuelle.

 

I- Un nouveau livre révèle le portrait de Donald Trump et de son administration 2.0, autoritaire et dysfonctionnelle

 

Deux journalistes chevronnés du New York Times, Maggie Haberman et Jonathan Swan, ont publié le 23 juin 2026 un ouvrage à succès révélant les nombreux excès et dérives de la présidence impériale de Donald Trump, durant son second mandat. Le livre est intitulé « Changement de régime : Au cœur de la présidence impériale de Donald Trump ». C’est une lecture indispensable pour tout électeur américain, avant les élections de mi-mandat du 3 novembre prochain.

 

En effet, le livre « Changement de régime » et ses 496 pages, publié par Simon & Schuster, décrit en détail les frasques du second mandat de Donald Trump. Cet ouvrage, qui sera une source de renseignements pour les historiens futurs, témoigne d’une période « sans précédent de notre vivant », d'un exercice de pouvoir autoritaire et corrompu, et explique comment Trump et un petit groupe s'y sont préparés, ainsi que les événements qui l'ont engendrée.

 

II- La corruption de Donald Trump est ahurissante et sans limites.

 

Des oligarques fortunés et serviles occupent les principaux postes de l'administration Trump 2.0 et ses agences.

 

La liste des actes flagrants de corruption de D. Trump est interminable.

 

L'une des premières décisions suspectes de Trump, pendant et immédiatement après l'élection de 2024, a été d'accepter des centaines de millions de dollars de la part de multi milliardaires comme Elon Musk, de la famille Adelson de Las Vegas et de nombreux autres donateurs ultra-riches.

 

Par la suite, l'administration Trump et les agences publiques se sont retrouvées dirigées par des oligarques, dont certains avaient versé d'importantes contributions aux comités d'action politique (PAC) de Trump. Par exemple, D. Trump a nommé Howard Lutnick secrétaire au Commerce, après que ce dernier eut contribué 9 millions de dollars à un PAC pro-Trump.

 

Le démantèlement et l'instrumentalisation du ministère de la Justice américain, en tant qu’institution indépendante :

 

L'un des actes de corruption politique les plus flagrants et sans précédent de Donald Trump a été la destruction du ministère de la Justice américain, en tant qu’institution indépendante, et son instrumentalisation à des fins partisanes. En effet, il a nommé son avocat personnel à la tête de ce ministère, et il a transformé cette institution en un instrument de vengeance et de justification, à son service.

 

Ainsi, Donald Trump a mis fin à la longue tradition d'indépendance du ministère de la Justice vis-à-vis de la Maison-Blanche dans les enquêtes criminelles. Il a mené des attaques dévastatrices contre l'État de droit et le principe bien établi selon lequel « nul n'est au-dessus des lois », en limogeant sans discernement la plupart des juristes du ministère de la Justice et ceux d'autres organismes de contrôle chargés de poursuivre les affaires de corruption et de gaspillage de fonds publics. Il a également dissous une unité du FBI chargée d'enquêter sur les malversations au sein du Congrès.

 

Les tentatives de création d'une caisse noire colossale pour aider ses partisans condamnés par les tribunaux :

 

Parmi les centaines d'actes de corruption politique commis par Trump, figure une preuve flagrante de sa volonté d'utiliser l'argent des contribuables pour créer une caisse noire au sein du ministère de la Justice, d'un montant faramineux de 1,776 milliard de dollars, destinée à aider ses partisans condamnés par les tribunaux, notamment les émeutiers du 6 janvier 2021. Cette situation a même provoqué la révolte des membres républicains les plus corrompus du Congrès.

 

L’industrie des grâces présidentielles :

 

De plus, Donald Trump s'est employé, sans retenue, à abuser d'une prérogative constitutionnelle présidentielle, jusqu'alors rarement utilisée, lui permettant d'accorder la clémence à des personnes condamnées par les tribunaux.Il s'est même gracié lui-même et sa famille en ce qui concerne leurs dettes impayées envers le IRS :

Dans un document relatif aux contrôles fiscaux, signé par le procureur général par intérim Todd Blanche, il y est précisé que l'IRS sera « définitivement empêché » de contrôler les rapports d'impôts de Trump et des personnes, fiducies et entreprises qui lui sont liées, si ces rapports d'impôts ont été déposés avant le 18 mai 2026.


En réalité, il a accordé de multiple pardons à des criminels condamnés, y compris des meurtriers, des donateurs politiques et des alliés politiques, transformant ainsi ce processus, selon les observateurs, en un véritable système de corruption, à grande échelle.

 

Trump a même nommé une personne à la Maison Blanche qui est chargée de faire pression sur de riches individus et entreprises, afin de collecter des fonds pour financer ses projets pharaoniques, court-circuitant ainsi le Congrès.

 

III- D. Trump a violé la clause relative aux émoluments de la constitution américaine en acceptant d'importants dons d'organisations et de donateurs étrangers.

  

Il est fort probable que Donald Trump n’a jamais lu ou même pris en compte la clause relative aux émoluments de la constitution américaine.

 

En effet, la constitution étasunienne contient des dispositions spécifiques qui interdisent au Président et à toute autre personne qui occupe une fonction dans le gouvernement fédéral, d'accepter des pots-de-vin (profits, avantages, rémunérations pour services rendus ou gains financiers), dans l'exercice de leur fonction. L'objectif est de prévenir la corruption, de limiter l'influence étrangère sur les agents fédéraux et de préserver l'indépendance du président en exercice:

 

Clause relative aux émoluments étrangers (art. I, Sec. 9, Par. 8) : « Nul ne peut, sans le consentement du Congrès, accepter de cadeau, d'émolument, de charge ou de titre de quelque nature que ce soit, d'un roi, d'un prince ou d'un État étranger, lorsqu’il occupe une fonction rémunérée ou de confiance au sein des États-Unis. »

 

De plus, des rapports indiquent que le président Donald Trump est bien plus impliqué dans des conflits d’intérêts inconstitutionnels et bien plus corrompu que ne le laissent entendre certains grands médias complaisants. La liste de ses conflits d’intérêts et de ses profits issus de la corruption est très longue.

 

Un exemple flagrant, et non des moindres, est l’utilisation par D. Trump du secteur financier complexe des cryptomonnaies, qu’il a presque complètement déréglementé, pour s’enrichir, ainsi que sa famille et quelques proches collaborateurs, en milliards de dollars de profits annuels, au détriment de spéculateurs crédules. Les acheteurs de ses cryptomonnaies ont même eu l'honneur d'être invités à la Maison-Blanche.

 

En effet, l’Office d’éthique gouvernementale des États-Unis a publié, le 30 juin 2026, un rapport de 927 pages présentant l'analyse la plus détaillée à ce jour des finances de Trump, durant sa première année de retour à la Maison-Blanche. Ses revenus liés aux cryptomonnaies ont largement dépassé les bénéfices déclarés par ses entreprises traditionnelles et ont marqué une forte augmentation par rapport aux déclarations précédentes.

 

Le rapport détaille comment le président Donald Trump a empoché 1,4 milliard de dollars de revenus, principalement issus des activités de sa famille dans le secteur des cryptomonnaies, en 2025.

 

Les « activités » de Donald Trump dans le secteur des cryptomonnaies sont la principale raison du quasi-triplement de sa fortune personnelle, qui est passée de 2,3 milliards de dollars à 5,6 milliards de dollars, entre 2024 et 2026, selon le magazine Forbes.

 

Selon le Financial Times, Donald Trump a déclaré avoir effectué plus de 22 000 transactions boursières en 2025, comme le rapporte l'analyse du journal. Par comparaison, son prédécesseur immédiat, Joe Biden, n'en avait fait que 13, en quatre ans.

 

Selon le Wall Street Journal, D. Trump s’apprête même à vendre des accès payants, avant le public, à ses déclarations sur sa plateforme ‘Truth Social’, au prix de 100 000 dollars par mois, à des spéculateurs de Wall Street, désireux d'obtenir des informations privilégiées ! Et, cela après que D. Trump se soit enrichi en recourant à des délits d’initiés.

 

World Liberty Financial, une entreprise de cryptomonnaies que Trump a contribué à lancer en 2024, prévoit aussi mettre en circulation un « dollar numérique » (USD1), lequel sera en réalité un ‘stablecoin’ indexé à 1 pour 1, sur la dette publique américaine.

 

Ce dispositif servira à créer l'illusion d'une cryptomonnaie « liée » au dollar américain, tout en générant une demande accrue pour les obligations du Trésor américain. Un des objectifs est d’empêcher une hausse des rendements des obligations du Trésor, lorsque les banques centrales étrangères s’en départissent.

 

Conclusion

 

De nombreux rapports, enquêtes et décisions des tribunaux ont clairement établi que le magnat et homme politique Donald Trump n’est pas intellectuellement honnête et il est, à tout prendre, un individu corrompu, manipulateur et malicieux, dépourvu de toute empathie et de toute morale, et cela, tant dans sa vie privée que dans ses fonctions de président des États-Unis, et surtout depuis le 20 janvier 2025.

 

Il projette aussi l'image de quelqu'un qui croit qu’il ne peut jamais perdre une élection, alors que les sondages montrent que plus de 60 % des Américains désapprouvent sa gouvernance, contre moins de 35 % d'opinions en sa faveur.

 

Néanmoins, il continue d'affirmer publiquement qu'il n'a pas perdu l'élection de 2020, malgré les démentis répétés des cours de justice et des instances électorales des états, lesquelles ont maintes fois démontré la fausseté de telles prétentions.

 

Par conséquent, les Américains ont toutes les raisons de s'inquiéter et de rester vigilants, car le président Donald Trump pourrait tenter d'utiliser les pouvoirs du gouvernement fédéral pour tricher et voler les élections américaines de mi-mandat de novembre prochain.

 

Les électeurs américains et les riches donateurs, au pays et à l’étranger, qui continuent de soutenir un homme politique aussi dangereux sont, soit mal informés, soit complices de ses violations fréquentes de la constitution américaine et autres crimes et malversations.

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